Pour moi cette rencontre a été une étape importante dans ma vie puisque qu'à partir de ce jour, l'idée d'avoir un chien d'assistance était encrée
au fond de moi.
L'année se passe, nous sommes en 1995 et cette idée d'avoir un chien d'assistance s'est à nouveau réveillée lorsque j'ai revu une amie qui
avait un chien d'assistance. Je la croisais chez le kiné, et l'envie était toujours là mais je n'en parlais pas. Puis en décembre 2003, j'ai 16 ans et
demi, je suis en classe de première, un midi, alors que nous étions au réfectoire, cette amie m'annonce qu' après le décès de sa chienne, elle
avait fait une demande, auprès de l'ANECAH pour avoir un chien de renouvellement (deuxième chien d'assistance). Elle avait eu la réponse et
s'apprêtait à partir pour faire son stage de passation. Je fus ravie pour elle mais l'idée qu'elle eut un chien et pas moi me fit mal au ventre et
j'entrepris d'en parler à mes parents. Le soir j'annonce à mes parents la nouvelle, ils sont contents pour mon amie. En janvier 2004, quand elle
est arivée avec son Golden blanc, il était magnifique très à l'écoute et mon amie rayonnait de bonheur à côté de son chien ! Je décide de
remettre le sujet quasi tabou à la maison sur le tapis ! A partir de ce jour j'en ai parlé inlassablement jour après jour en leur donnant des
arguments, jouant en ma faveur je vous passe les détails, mais croyez moi ça n'a pas été une mince affaire ! Ma mère ne voyait pas l'utilité d'un
chien d'assistance par rapport à mon handicap, autant elle comprenait que mon amie ayant une maladie évolutive pouvait en avoir un réel
besoin alors que pour moi elle était présente et pour elle c'était le plus important ! Elle était là pour ramasser les objets, me faire des câlins,
toujours quelqu'un avec moi ou mon père ou ma mère alors à quoi bon un chien d'assistance .... Puis un jour en juin 2004 alors qu'elle est sur le
lieu de son travail, elle rencontre une personne qui est famille d'accueil le week end, qui lui parle de chiens d'assistance, du coup elle en profite
pour lui demander des renseignements afin de mieux comprendre ma demande, et là oh miracle, elle comprend que le chien d'assistance n'est
pas seulement un chien d'assistance mais un compagnon de chaque instant ! que les chiens sont de véritables amis fidèles complices de tous
les jours, d'une aide précieuse de réconfort etc. etc...Elle en parle à son patron et lui demande s'il connaît l'association et lui aussi était famille
d'accueil, son épouse était très impliquée à l'ANECAH et ils avaient déjà remis plusieurs chiens d'assistance, et il lui expliquait que c'était que
du bonheur. Ma mère venait de comprendre que ses idées préconçues n'étaient pas les bonnes et en rentrant à la maison, elle m'expliquait
qu'elle avait fait une rencontre qui allait changer ma vie, et après des explications sur ce qu'elle avait entendue, elle discuta avec mon père et
tous les deux m'invitèrent à prendre rendez vous auprès de l'association si je le souhaitais toujours pour faire une demande pour obtenir un
chien d'assistance (sachant qu'il y avait entre un an et deux ans d'attente).
Moi qui ait horreur du téléphone, je m'empressais d'appeler l'association, et j'obtenais un rendez-vous pour la semaine suivante. Ma mère
m'accompagnait et la première personne qui me reçoit c'est Charlotte éducatrice canins, qui me demande de confirmer ma demande par une
lettre de motivation. Elle nous explique les avantages d'avoir un chien d'assistance, nous précise que le chien est donné à la personne
handicapée, qu'il y a un stage de passation de 15 jours, mais qu'il y a un an environ d'attente et nous propose de rencontrer Sophie secrétaire à
l'association avant de partir. Cette rencontre fut encore bénéfique, ma mère connaissait Sophie par le biais de son travail sans savoir que
Sophie faisait partie de l'association. Vraiment ma mère se sentait entourée de personnes sympathiques et compétentes ce qui confortait ma
demande. A mon retour je pris un bloc et je fis ma lettre de motivation, ma mère remplit le dossier et dans la semaine tous les documents
étaient remis à l'association.
Nous sommes début août 2004, comme chaque année nous allons faire un tour à la fête de la chasse et de la pêche de Carrouges et nous
arrivons sur le stand de l'ANECAH, impossible de voir d'autres stands, je suis trop contente je n'arrive pas à me détacher, je rencontre
Marie-Claude Lebret, qui me fait même participer à une démonstration avec Tito.
J'étais sur un nuage, puis Marie-Claude me dit qu'il y aurait peut être une possibilité pour que je fasse le stage de décembre, vu qu'il y avait des
chiens qui pouvaient me correspondre mais qu'il fallait attendre encore début septembre pour avoir la réponse définitive. Je fus prise d'une joie
si intense que les larmes coulèrent à ne plus s'arrêter ! (ma mère pleurait aussi en se disant pourvu qu'en septembre se soit bon sinon elle
sera déçue et les six mois de + seraient interminables !) du 07 août à début septembre pas un jour, sans parler des chiens d'assistance. Mes
parents n'en pouvaient plus (je l'ai su plus tard) Aussitôt je préviens mon amie de lycée (elle aussi me le dit plus tard que je l'avais un peu
saoulé !) je n'arrêtais pas de lui poser des questions sur l'éventuel stage que j'allais faire en décembre. Puis le verdict tomba le stage de
passation de décembre était bien pour moi ! la réponse m'était personnellement adressée sur mon portable le plus beau jour de ma vie c'était
celui là ! J'ai appelé aussitôt ma mère à son travail, et elle commença à s'affoler car je pleurais tellement que je ne pouvais pas m'exprimer !
Comme promis je laisse la parole à un chien d'assistance en attente d'être remis afin qu'il vous explique en détails comment il a été choisi pour
devenir un véritable compagnon